Programme pédagogique

Premier semestre

Théorie des industries culturelles et créative (par Carlo Vercellone)

  • Ce cours est une introduction aux principales théories qui ont contribué à forger le concept d’industrie(s) culturelle(s), puis celui d’industries culturelles et créatives. Il vise, parallèlement, à livrer une analyse du processus historique d’industrialisation de la culture et de ses implications sur les plans socio-économique, politique et idéologique. Une articulation entre théorie et histoire qui scandera les différentes étapes du cours. Une première partie traitera ainsi des particularités économiques des biens associés à la culture, à la connaissance et à la créativité. Puis, nous nous pencherons sur les premières véritables conceptualisations de l’Industrie Culturelle (École de Francfort, théorie situationniste, économie politique des médias de Dallas Smythe) développées entre la grande dépression des années trente et l’âge d’or de la société fordiste de la production–consommation de masse. Enfin, la notion d’industries culturelles et créatives sera examinée en la rapprochant de l’essor d’un nouveau capitalisme fondé sur la connaissance et le numérique.

Histoire des réseaux (par Benoît Lelong)

  • Résumé (à venir)

Cybersécurité, données personnelles

  • Résumé (à venir)

Mythes et utopies numériques (par Sébastien Broca)

  • L’expansion de l’informatique et d’Internet s’accompagne depuis longtemps de discours, qui associent ces dispositifs techniques à des transformations sociales présentes ou à venir. Depuis le projet de démocratisation de l’information porté par les pionniers de l’ordinateur personnel dans les années 1970 jusqu’aux promesses aujourd’hui véhiculées par les promoteurs de l’intelligence artificielle ou de la smart city, ces discours d’accompagnement modèlent nos représentations du numérique. Il est pour cette raison d’autant plus nécessaire de les interroger. Ne conduisent-ils pas parfois à donner une représentation erronée des transformations liées aux technologies numériques ? L’avenir qu’ils nous promettent est-il toujours désirable ? C’est à ce type de question que ce cours s’efforcera de répondre, en analysant un certain nombre de mythes et d’utopies numériques : l’entrée dans une économie prétendument « immatérielle », le remplacement du travail humain par une nouvelle vague d’automatisation, la démocratisation des régimes politiques grâce au pouvoir des réseaux, la fin des spécificités nationales au profit d’un nouveau « village global », etc.

Conception HTML & CSS – Atelier 1 (par Mickaël Lapouge)

  • Cet atelier propose une initiation aux techniques d’intégration et développement utilisées pour la conception de sites web, de la structuration de contenu à l’aide du langage HTML à sa mise en page via les feuilles de styles CSS.

Réalisation de vidéos embarquées – Atelier 2 (par Pascal Stoller)

  • Tutoriels vidéos, teasers, diaporamas, vidéo de studio, en passant par les tutoriels et les montages de fan-production, le cours se propose d’étudier l’ensemble des genres de vidéos que les entreprises et les organisations déploient sur le web, d’en mesurer la pertinence et de réaliser une production-type (captation, montage, post-production, mise en ligne et SEO).

Projet « Voyage d’études », ou cours libre

  • L’apprentissage de la conduite d’un projet peut commencer par l’organisation d’un voyage d’études à l’étranger. Sur le mode auto-organisé, il s’agit de se mesurer à la motivation des uns et des autres, la planification, la budgétisation, les contraintes administratives, la recherche de financements, le choix des visites sur place (académiques, entrepreneuriales, étatiques), la fabrication d’un compte-rendu multimédia, etc. Le voyage lui-même est la récompense de mois d’efforts…

Construction du projet professionnel (par Didier Zaraya)

  • Il s’agit de préparer les étudiants en début de master à faire face à plusieurs types de situations professionnelles, de l’embauche à la conduite de projets. Évaluation : contrôle continu, présence obligatoire et évaluation des activités dans chaque séance. Contenu des enseignements : Communication interpersonnelle : préparation aux entretiens d’embauche individuels & collectifs (diction, écoute, prononciation, rythme, volume, respiration, gestuelle). Veille documentaire dans le champ des métiers de la communication. Travail de groupe suivi d’un exposé (briefing et debriefing, Powerpoint). Communication de groupe (débat avec consignes et documents) : prise en compte de la distance verticale & horizontale. Prendre la parole devant un public, gestion du stress, gestion du conflit. Méthodologie pour un exposé de groupe : gestion de projet (évaluation)

Current Affairs in the Digital World (par Kate Naidenov)

  • Ce cours en anglais, tourné vers l’expression orale, porte sur l’actualité du numérique, dans ses dimensions politiques, économiques et culturelles. Quel que soit votre niveau de langue, l’objectif est de prendre l’habitude de travailler en anglais, à l’oral et à l’écrit, en recherche et en présentation.

Panorama de la recherche en SIC (par Grégory Lévis)

  • Ce cours propose une introduction à la recherche en Sciences de l’Information et de la Communication, et en particulier à la recherche appliquée. En partant d’un panorama de différentes disciplines en sciences sociales, de leurs méthodes, de leur intérêt mais aussi de leurs limites pour observer et analyser des “phénomènes” en lien avec la communication et la circulation de l’information dans des groupes sociaux, notamment dans des environnements de travail, nous expérimenterons de manière concrète l’intérêt d’une approche par la recherche à travers quelques mises en situation.

Méthodologie du rapport d’étude (par Grégory Lévis et Pascal Froissart)

  • Complément du cours Panorama de la recherche en SIC, ce cours s’intéressera plus particulièrement à la manière de répondre à des questionnements de commanditaires professionnels autour d’un sujet en lien avec les SIC. Il s’agira ici de se mettre dans la peau de consultants qui doivent répondre à une demande d’analyse et de décryptage d’un sujet, d’une tendance, d’une évolution en lien avec la question de l’information et de la communication. En mettant à profit des méthodes de recherche appliquée, vous devrez réaliser un rapport d’étude pour des commanditaires, aux profils variés, qui souhaitent mieux comprendre un sujet, avec notamment une mise en perspective internationale.

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Deuxième semestre

Sémiotique de la communication numérique (par Alexandra Saemmer)

  • Que ce soit dans le domaine de la presse quotidienne ou l’édition du livre, la communication des entreprises et des institutions, la formation, le loisir, le jeu, beaucoup d’artefacts culturels sont désormais produits et diffusés en vue d’une réception sur des dispositifs numériques. La sensibilisation aux spécificités du texte et de l’image numériques dans leur contexte de l’« énonciation éditoriale » et de l’« architexte » logiciel – site web, livre augmenté, application – est donc un enjeu important pour l’écriture, pour la lecture et l’édition, ainsi que pour l’acquisition d’une « culture des médias » générale, réflexive et critique. Ce cours a comme objectif de développer des repères en vue de cette sensibilisation en proposant à la fois une introduction à l’analyse sémiotique et ergonomique d’artefacts culturels numériques, et une mise en pratique de ces approches théoriques dans une démarche de « recherche et création », sur ordinateur.

Sociabilités et réseaux sociaux (par Pascal Froissart)

  • La notion de “réseau social” ne tient pas à la création des premiers réseaux sociaux numériques dans les années 1990, puisque cette notion émerge dès les années 1950 chez un anthropologue désireux de s’affranchir des notions de classe, de groupe, de catégorie… Pour autant, les réseaux sociaux numériques, tant dans leur algorithmie que leur fonctionnement matériel, imitent très volontiers les sociabilités traditionnelles. Pour les comprendre, il est donc indispensable de s’interroger non seulement sur la vie sociale elle-même, sur la configuration technique des plateformes, mais aussi sur l’émergence il y a moins de deux siècles des sciences humaines et sociales qui se ont pour enjeu la prise en charge du vivre ensemble.

Infrastructure des réseaux (par Stéphane Bortzmeyer)

  • On peut utiliser l’Internet sans savoir comment il marche. Mais si on veut être un acteur du réseau et pas un simple utilisateur, et si on veut pouvoir comprendre les enjeux et les tensions qui animent l’Internet, il faut un peu se pencher sur son fonctionnement interne (et pas uniquement son fonctionnement technique). Ce cours abordera donc le fonctionnement technique de l’Internet, des câbles aux applications en passant par les divers protocoles, les acteurs de l’Internet, leurs pouvoirs, et la politique (« gouvernance »), l’économie de l’Internet (qui paie quoi…), les utilisateurs et leur rôle dans le façonnage et l’évolution du réseau.

Marketing des médias numériques

  • Le fait de disposer d’un ou de plusieurs sites Internet est aujourd’hui indispensable, mais qu’en est-il du trafic généré sur ces sites ? Quelle est la part des internautes provenant d’un accès moteur, d’un accès direct ou d’un accès externe (affiliation, publicité, e-mailing…) ? Comment choisir les « bonnes » techniques pour son site et en optimiser l’efficacité ?
  • Objectifs de l’intervention : Intégrer avec succès la communication électronique dans la stratégie marketing de l’entreprise ; comprendre et savoir optimiser chacune des différentes techniques de création de trafic sur un site web
  • Démarche pédagogique : Les interventions s’appuient sur une veille active du secteur, sur des échanges fréquents avec les utilisateurs et les prestataires, elles comportent de nombreux exemples concrets relatifs au secteur du matériel de laboratoire et la présentation/l’usage des outils évoqués

Conception par CMS (SGC) – Atelier 3 (par Yann Vidal)

  • Initiation Web : savoir gérer l’administration et les droits d’édition en vue de publier des contenus en ligne via le CMS Wordpress
  • Notions générales (hébergement, le nom de domaine, FTP, BDD)
  • Approche globale du CMS (site web dynamique, frontend/backend), structure et logique de publication, installation et prise en main, passage en revue des fonctionnalités de base, définition des premiers paramétrages (gestion des droits d’accès et du Workflow). 
Expression des besoins fonctionnels du site
  • Différenciation des types de sites web (architecture, ergonomie, contenus, design). Extension des fonctionnalités (sélection thèmes/plugins). Personnalisation graphique et optimisation des visuels pour le web. Hiérarchie arborescente et gestion catégorielle des articles (taxonomie, tag, maillage). Inspection du code source et modification d’une feuille de style CSS. Sensibilisation au SEO et à l’écriture pour le web, sollicitation des réseaux sociaux

UX et design d’interfaces – Atelier 4 (par Louis Besnier)

  • L’UX Design a connu une telle popularité depuis sa création dans les années 1990 qu’il est désormais l’objet d’une norme ISO. Dans le cours, on découvrira cette approche centrée sur l’expérience des utilisateurs (User eXperience = UX), dans laquelle les UX Designers travaillent en étroite collaboration avec les UI designers, développeurs, data analysts, le marketing et les project managers (Product owner, Product manager). On cherchera à acquérir le vocabulaire des UX researchers (observation terrain, persona, usabilité, affordance, design thinking, architecture, interactivité, ergonomie, tests…) et à connaitre l’univers du design d’interface (user flow, zoning, wireframe, mockups, interactions, design system, prototypage…) sur différents supports numériques (bureau, tablette, mobile, jeux vidéos, montres connectées..). On s’initiera aux bonnes pratiques du prototypage, du test en direct avec les utilisateurs pour intégrer rapidement des feedbacks. On construira des maquettes et on conduira des séances de test utilisateur.

Master Class (conférenciers-ères invité-es)

  • Organisation de rencontre avec des acteurs d’importance du monde des Internets

Human Resources in the Digital World (par Kate Naidenov)

  • Ce cours en anglais, tourné vers l’expression orale, porte sur les situations du monde du travail, de l’entretien d’embauche au bilan de compétences. Quel que soit votre niveau de langue, l’objectif est de prendre l’habitude de travailler en anglais, à l’oral et à l’écrit, en recherche et en présentation.

Atelier de suivi du rapport d’étude

  • Le mémoire de fin de 1e année, appelé Rapport d’étude, est rédigé en toute autonomie par les étudiants. Une série de rendez-vous est néanmoins organisée et comprend la remise d’une note d’intention, d’un premier développement, d’une transcription d’entretien, puis du Rapport d’étude lui-même.

Rapport d’étude - rédaction et soutenance

  • Le rapport d’étude répond à la demande (fictive) d’un « nouvel entrant » qui vous demande une étude d’opportunité sur un domaine, un marché, un objet particulier. Pour répondre à cette demande, votre rapport d’étude comprend 5 parties : faits saillants, introduction, état des lieux, enjeux, préconisations. Sa longueur est comprise entre 20 et 30 pages et comprend au moins un entretien « exploratoire » avec un-e expert-e du domaine. L’exercice est réalisé en binôme.

Rapport d’expérience professionnelle

  • Le rapport d’expérience professionnelle clôt la “période d’expérience professionnelle” obligatoire en 1e année, sous quelque forme que ce soit (contrat de travail, alternance, engagement de service civique, volontariat associatif, corps européen de solidarité, volontariat de solidarité internationale, volontariat international en entreprise, volontariat international en administration), convention de stage, voire “initiative étudiante” (statut national d’étudiant-e entrepreneur-e ou expérience coopérative). La longueur du rapport est d’une dizaine de pages, et comprend 3 parties, l’une sur la démarche de recherche de stage ou de contrat et la négociation des missions, l’autre sur l’insertion de l’étudiant-e dans la structure, la dernière sur les compétences mobilisées au cours de cette période.

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Troisième semestre

Économie numérique et digital labour (par Sébastien Broca)

  • Cet enseignement vise à fournir une vue d’ensemble du capitalisme numérique et des transformations qu’il suscite du point de vue du travail. Il s’agira plus précisément d’analyser le lien entre les modèles économiques des plateformes (intermédiation entre offreurs et demandeurs de biens et de services, économie publicitaire fondée sur la récolte de données personnelles, économie de service fondée sur une logique de flux) et les nouvelles formes de travail qu’elles suscitent. Seront ainsi abordés le travail à la demande au sein de l’« économie collaborative », le micro-travail d’entraînement des programmes d’intelligence artificielle ou encore le « travail gratuit » de production de contenus et de données effectué par les utilisateurs. Ces formes de travail relativement inédites seront analysées et discutées au prisme de la notion de digital labour, en tant qu’elle pointe une rupture avec les formes traditionnelles d’emploi salarié.

Histoire des capitalismes (par Carlo Vercellone)

  • La révolution numérique et l’essor d’une knowledge based economy sont à l’origine de l’avènement d’une nouvelle étape postindustrielle du capitalisme, souvent qualifiée de capitalisme cognitif. Le propos de ce cours est de livrer une mise en perspective historique du sens et des enjeux de cette mutation à l’aune du rôle clé joué par la connaissance dans la dynamique du rapport capital/travail et de l’innovation. Pour ce faire, après avoir retracés les traits saillants des étapes antérieures du développement capitaliste (le capitalisme mercantiliste puis le capitalisme industriel) nous nous pencherons sur les principales transformations qui caractérisent le passage vers le capitalisme cognitif. L’attention sera notamment portée sur trois séries de facteurs se renforçant l’un l’autre : l’entrée dans une économie du prototype où la principale source de la création de la valeur se situe de plus en plus en amont et aval de la phase de production directe ; le développement de la dimension cognitive et immatérielle du travail ; un formidable renforcement et extension des droits de propriété intellectuelle qui va jusqu’à remettre en discussion les frontières traditionnelles entre découverte et invention.

Stratégie et conduite de projets numériques (par Domenico Catalano)

  • Ce cours vise à familiariser les étudiants avec la méthodologie de lancement de projet dans le domaine du numérique. Il s’agit d’aborder à la fois les aspects stratégiques de l’amorçage d’un projet digital et les aspects opérationnels de sa mise en œuvre. Les étudiants seront initiés aux principaux outils d’analyse stratégique pour évaluer la pertinence d’un projet digital dans une diversité de contextes. Nous insisterons particulièrement sur les enjeux de l’innovation pour favoriser l’ancrage d’un projet digital dans une économie des réseaux particulièrement compétitive. Il sera également question de l’ensemble des expertises à maîtriser pour gérer toutes les dimensions opérationnelles d’un projet digital : techniques, marketing, design, contenus… Les étudiants seront mis en situation par équipe pour expérimenter dans des délais imposés les étapes nécessaires à la conduite d’un projet digital : du brassage d’idées à l’identification d’une opportunité, de l’élaboration d’un modèle économique à la rédaction d’un business plan, de l’établissement de maquettes haute définition à la rédaction d’un cahier des charges fonctionnel…

Financement de projets numériques (par Domenico Catalano)

  • Le cours de financement de projets numériques est complémentaire du cours Stratégie et conduite de projets et permet d’aborder l’ensemble des aspects financiers d’un projet digital. La modélisation financière est un exercice particulièrement difficile pour les nouveaux projets. Ce cours permettra aux étudiants d’acquérir les connaissances nécessaires à la construction de prévisions financières pour évaluer la viabilité d’un projet digital. Il s’agira essentiellement de comprendre l’articulation entre le modèle économique élaboré dans la phase de conception et l’établissement d’un compte de résultat prévisionnel. Cet enseignement sera particulièrement utile pour découvrir plus généralement les méthodes financières nécessaires au pilotage d’une activité numérique.

Marketing et réseaux sociaux

  • Résumé (à venir)

Référencement naturel et payant – Atelier 5 (par Ludovic Mattern)

  • À l’heure de la surabondance du contenu et de l’information, les plateformes deviennent un enjeu clé pour les organisations. Moteurs de recherche et réseaux sociaux ont durablement changé la relation à l’information et à la communication, et recèlent des opportunités fortes pour les marques qui savent les utiliser efficacement en jouant le jeu des algorithmes des plateformes. Il faut pouvoir en prévoir le fonctionnement : référencement naturel, brand-naming, optimisation des contenus, compréhension des “métriques” et autres “analytiques”, stratégie de notoriété et de conversion, SEO et SEA… Cet atelier est l’occasion de se pencher sur ses stratégies, et prendre en main les outils Google Ads et Facebook Ads d’un point de vue opérationnel. Le module préparera les étudiants aux étapes principales de l’obtention de la certification Google Ads, qu’ils pourront passer en option.

Current Affairs in the Digital World (par Kate Naidenov)

  • Ce cours en anglais, tourné vers l’expression orale, porte sur l’actualité du numérique, dans ses dimensions politiques, économiques et culturelles. Quel que soit votre niveau de langue, l’objectif est de prendre l’habitude de travailler en anglais, à l’oral et à l’écrit, en recherche et en présentation.

Méthodologie de la recherche en SIC (par Sébastien Broca et Pascal Froissart)

  • Les sciences de l’information et de la communication empruntent aux sciences sociales leurs méthodes, tout en conservant leur singularité. Cette dernière tient à quatre contraintes : l’inscription dans un cadre institutionnel (qu’est-ce qu’un master ? une formation universitaire ? un mémoire ?), une tradition de recherche (qu’est-ce qu’un cadre théorique ? une bibliographie ? une problématique ?), des objets de recherche (qu’est-ce que la communication ?), et des méthodes d’enquête (parmi lesquelles on n’en retiendra que quatre : les enquêtes par questionnaire, par entretien, par observation, ou par corpus). Le poids est mis sur les mises en situation et une approche pragmatique du terrain.

Grand projet (par Domenico Catalano)

  • Le « Grand projet » est le nom donné au projet tuteuré obligatoire en 2e année. Il consiste en la création d’un projet digital et comporte trois temps : la conception d’un site ou d’une application numérique avec une vision stratégique ; la constitution d’une équipe en mode projet ; la recherche de financements (budget, repérage d’investisseurs potentiels, etc.). Le rendu consiste en un plan d’affaires (business plan) détaillé de 50-60 pages. Les étudiants doivent également identifier un « mentor », c’est-à-dire un acteur du numérique disposant d’une expérience entrepreneuriale dans le domaine et à même de les conseiller : un créateur de start-up par exemple, ou de coopérative.

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Quatrième semestre

Sociologie du changement dans les organisations (par Grégory Lévis)

  • Les interactions entre individus et collectifs, la circulation de l’information et son contrôle jouent un rôle central dans une organisation de travail. À ce titre, l’introduction de technologies dites d’information et de communication impacte fortement le fonctionnement d’un collectif de travail et le travail en lui-même. L’objectif de ce cours est de comprendre cet impact, par un aller-retour entre quelques modèles théoriques issus des sciences sociales et des discussions collectives autour d’exemples réels issus du monde du travail. En utilisant des grilles d’analyse empruntées notamment à la sociologie de l’entreprise, nous apprendrons à décrypter le fonctionnement (et le dysfonctionnement !) d’une organisation de travail autour de la question de l’information et les effets (voulus ou non) des TIC sur cette organisation, afin de mieux accompagner les projets autour de la communication numérique.

Droit de la communication numérique

  • Résumé (à venir)

Stratégie du changement dans les organisations (par Grégory Lévis)

  • Ce cours est le complément du cours Sociologie du changement dans les organisations. Après avoir acquis un outillage méthodologique et théorique pour mieux décrypter la question du changement dans les organisations de travail, en particulier les changements en lien avec les TIC et leurs usages, nous nous questionnerons ici sur la manière d’accompagner concrètement les changements. Quelles approches sont davantage à privilégier pour éviter l’émergence de dysfonctionnements, de tensions et d’incompréhensions dans le travail ? Comment favoriser les dynamiques d’innovation ? Comment construire une stratégie de changement vertueuse ? Nous nous appuierons pour cela sur des mises en situation réelles issues de contextes professionnels variés.

Enjeux majeurs : libertés, contrôle (conférencier-ère invité-e par Sébastien Broca)

  • Cette conférence, assurée par un-e intervenant-e reconnu-e, porte sur les enjeux de libertés individuelles, de surveillance et de contrôle dans le monde numérique.

Enjeux majeurs : travail, inégalités (conférencier-ère invité-e par Sébastien Broca)

  • Cette conférence, assurée par un-e intervenant-e reconnu-e, porte sur les transformations du travail, de l’emploi et de la protection sociale en lien avec l’essor de l’économie numérique.

Enjeux majeurs : écologie, climat (conférencier-ère invité-e par Sébastien Broca)

  • Cette conférence, assurée par un-e intervenant-e reconnu-e, porte sur les enjeux climatiques et environnementaux en lien avec la numérisation de nos sociétés.

Enjeux majeurs : ESS, start-up (conférencier-ère invité-e par Sébastien Broca)

  • Cette conférence, assurée par un-e intervenant-e reconnu-e, porte sur les diverses formes d’entrepreneuriat associées au numérique, lucratif, non lucratif, collaboratif, etc.

Human Resources in the Digital World (par Kate Naidenov)

  • Ce cours en anglais, tourné vers l’expression orale, porte sur les situations du monde du travail, de l’entretien d’embauche au bilan de compétences. Quel que soit votre niveau de langue, l’objectif est de prendre l’habitude de travailler en anglais, à l’oral et à l’écrit, en recherche et en présentation.

Atelier de suivi du mémoire

  • En petits groupes, ou en entretien individuel, cet atelier est centré sur l’avancement du mémoire, depuis la note d’intention jusqu’au manuscrit, en passant par la remise de documents intermédiaires (introduction, premier chapitre).

Mémoire de recherche – rédaction et soutenance

  • Le mémoire de recherche (fondamentale ou appliquée) est un texte original de 50 à 100 pages, comprenant tableaux et graphiques, mais pas de listes ou de longs extraits — avec des données de première main (enquête par questionnaire, enquête par entretien, enquête par corpus, enquête par observation) — traitant d’un thème en lien avec un secteur professionnel (celui du stage / alternance, ou non) — traitant d’un thème en lien avec la communication numérique — proposant une problématisation permettant de passer d’un objet concret à un objet de recherche, à une conceptualisation, à une mise à distance — appuyé sur une bibliographie pertinente.
  • La soutenance est publique. Après une présentation des faits saillants et des limites de l’étude, les candidats débattent avec les membres du jury.

Rapport d’expérience professionnelle

  • Le rapport d’expérience professionnelle clôt la “période d’expérience professionnelle” obligatoire en 2e année, sous quelque forme que ce soit (contrat de travail, alternance, engagement de service civique, volontariat associatif, corps européen de solidarité, volontariat de solidarité internationale, volontariat international en entreprise, volontariat international en administration), convention de stage, voire “initiative étudiante” (statut national d’étudiant-e entrepreneur-e ou expérience coopérative). La longueur du rapport est d’une dizaine de pages, et comprend 3 parties, l’une sur la démarche de recherche de stage ou de contrat et la négociation des missions, l’autre sur l’insertion de l’étudiant-e dans la structure, la dernière sur les compétences mobilisées au cours de cette période.